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À propos

Pays est une revue semestrielle de 160 pages qui s’intéresse à un unique territoire à chaque fois, et fait la part belle au reportage et à la photographie.

Un semestriel : prendre le temps, beaucoup de temps, pour choisir un territoire avec vous, identifier les problématiques locales, constituer une équipe de journalistes : photographes, rédactrices et rédacteurs, puis faire et construire Pays.
160 pages, au format carré : donner toute sa place à la photographie, vous permettre aussi de vous concentrer sur l’essentiel, vous offrir ou vous permettre d’offrir un objet qui se conserve dans le temps, et ne se périme pas.
Une communauté : en ligne et hors-ligne, des rencontres, des rendez-vous, un espace de discussion permanent entre l’équipe de Pays, les journalistes, et vous, les membres abonnés de Pays. Retours, approfondissements, nous allons construire collectivement chaque numéro de la revue qui nous entoure.

Le manifeste de Pays

À tous les curieux et toutes les curieuses, les amoureux et amoureuses d’un village, de leur région natale ; à celles et ceux qui gardent précieusement les souvenirs des étés chez leur grand-mère dans le Périgord, à celles et ceux qui aiment les randonnées au bord de mer sur les sentiers de la Côte d’Émeraude... à toutes ces personnes, Pays veut donner le goût de comprendre et de prendre du recul sur les territoires qui nous entourent et que nous chérissons.
Nous avons eu la chance de pouvoir voyager et de découvrir de nouveaux endroits un peu partout en France. S’il y a une chose que nous avons retenue de ces pérégrinations, c’est qu’il est impossible d’envisager complètement un territoire en y restant une journée. Pas le temps d’effacer le sentiment d’exotisme des premières fois pour s’immerger complètement. Pas le temps d’interroger nos propres biais, notre propre position sociale dans un environnement différent. Mais le rythme de l’information, les budgets de plus en plus serrés pour permettre aux journalistes de prendre le temps renforcent ces allers-retours en deux-deux. Ce qui explique sans aucun doute la part de caricatural dont souffrent certains territoires et qui forgent des images imprimées dans l’esprit de beaucoup. « Les banlieues » en sont probablement l’exemple le plus frappant, présentées comme un bloc uniforme où sévissent les violences.
Cette désillusion, si c’en est une car nous en avions conscience avant, nous interroge sans cesse. Notamment dans le métier de journaliste pigiste, que Manon exerce, mais où les contraintes temporelles et budgétaires sont telles qu’elles ne facilitent en rien cette tâche.
Pays vient de là.